11/19/2011

19 nov: Pampelune - Cirauqui 32km

Je suis à l'instant à Pampelune dans un énorme refuge de 112 lits. Nous y sommes 12. J'entame ma première journée sur le chemin français.

Pampelune - Cizur Menor - Zariquiegui - Uterga - Obanos - Puente la Reina - Maneru - Cirauqui.

 

Me voici donc en chemin et je vois pour la première fois d'autres pèlerins en marche vers Saint-Jacques.

Le premier avec lequel je fais un bout de chemin est Toni. Un jeune Espagnol des environs de Lorte-del-Mar et Barcelone. Il terminera son chemin à Burgos.

C'est en montant vers la Sierra del Perdon que nous rattrapons le pèlerin qui dormait à côté de moi au refuge. Le sommet (780m) est garni par des pèlerins en fer forgé, tout comme un énorme parc à éoliennes sur toute la crête. Moment de pause et prise de photos. Nous rencontrons Sergo qui continue déjà son chemin dans la descente avec Toni. Un couple arrive, ce sont Carlos et Cecilia. Nous parlons un instant. Ils habitent Majorque et Cecilia est française, originaire de Lyon.

La descente est jolie et boisée. Plus loin, à un petit pont, je retrouve Toni et Sergo, ainsi qu'un troisième pèlerin espagnol. Je prends mon pique-nique avec eux, mais ils n'ont pas l'air de s'intéresser à ma personne. Ils bavardent sans arrêt entre eux. Puis ayant terminé, chacun reprend son chemin seul. C'est comme cela. On marche seul, puis nous nous retrouvons pour les pauses.

Je suis le dernier à quitter le petit pont. Je rattrape facilement Toni. Il était parti 5 minutes avant moi. Il a sûrement un souci aux muscles. A Uterga je rattrape également Sergo et le troisième pèlerin. Ils ont l'air d'être déjà à bout. Ici c'est moi, le vieux, qui passe en tête.

Je traverse Punta la Reina. A la sortie de la ville, j'aperçois un Japonais. Comme Takashi* (haut dans le ciel) je prends également des photos du célèbre pont et de la ville. On se prend mutuellement en image.

Arrivé à Ciraqui, je trouve un logement dans un petit gîte paroissial. Je participe à la messe de 18h30. Avant laquelle il y a un chapelet, auquel participent une demi-douzaine de grenouilles de bénitiers. Mais, mon Dieu, ce que les 'Je vous salue Marie' et les 'Notre Père' résonnent fortement et en prime, à une cadence inimaginable. Ici, je crois que le curé n'a pas prévu de limitations de vitesse ni de volume maximum toléré. Je ne sais pas suivre les paroles. C'est également partout comme cela en Espagne. Les gens parlent vite mais surtout fort et de préférence tous ensemble. Du moment que cela fait beaucoup de bruit. J'ai eu mon baptême du feu.

Je prends un petit souper, vin et 2 morceaux de tarte au fromage, dans un bar juste en face de mon gîte. Ici la salle est noire de monde. Enfants, jeunes, vieux, hommes, dames, tous se retrouvent au bar du village, dans un chahut poulailler.

C'est pendant toute la nuit , jusqu'à 4 heures du matin, qu'il y aura un bruit d'enfer à quelques mètres de mon dortoir. Je ne parviens pas à fermer l'oeil.  

 * Takashi Komatsu travaille à la Western Asset Management Company Ltd au Japon. Leur site: www.westernasset.com

Post a comment